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Les infrastructures au centre des échanges à La Tribune Afrique

20 octobre 2020

Visioconférence

https://youtu.be/r5wR2_zvT8ELe ministre de l’aménagement, de l’équipement du territoire, des grands travaux, Jean Jacques BOUYA a participé, ce 20 octobre 2020, au webinaire organisé par le journal La Tribune Afrique, sous le thème  « Quelle stratégie pour financer et renforcer infrastructures africaines ? ».

Ces échanges ont été focalisés  sur quatre (4) sous thématiques, à savoir l’opérationnalisation de la zone de libre-échange continentale africaine (ZLECA) ; les priorités infrastructurelles définies par le gouvernement ; les projets  intégrateurs de la communauté économiques des Etats de l’Afrique centrale ; l’impact de la pandémie du coronavirus dans la réalisation des projets infrastructurels au Congo.

D’autres personnalités ont pris part à ces échanges animés par Marie France REVEILLARD de La Tribune Afrique, notamment Mike SALAWOU, chef de division infrastructures et partenariats à la Banque africaine de développement ; Cendrine DELIVRE, partenaire au sein du cabinet CMS Francis Lefebvre ; Alain SARAKA, directeur stratégique de ARISE à Cotonou, au Benin et Karim ZINE-EDDINE, directeur des études Paris Europlace, expert en infrastructures africaines.

Cette séance de travail a permis au ministre congolais d’orienter sa communication sur la volonté du Président de la République Denis SASSOU NGUESSO dans le maillage du Congo en infrastructures de base et sa détermination de faire aboutir les projets d’intégration régionale.

le ministre Jean Jacques BOUYA, a d’entrée de jeux, félicité le journal La Tribune Afrique pour l’organisation de ce webinaire en ce moment de crise sanitaire qui a réussi de restreindre les initiatives et réduire les économies des pays à portion congrue avant d’évoquer les stratégies de la région Afrique, de la sous-région Afrique centrale et de la République du Congo pour la réalisation et le développement de infrastructures.

Le ministre Jean Jacques BOUYA a fait savoir qu’à l’heure où l’économie mondiale est en proie aux bouleversements provoqués par la COVID 19, la mise en place de la ZLECA constitue une occasion à saisir pour diversifier les exportations, accélérer la croissance et attirer les investissements directs étrangers.

En ce qui concerne la République du Congo, en plus de la grande ambition présidentielle contenue dans les programmes de société du Président de la République, en l’occurrence la Marche vers le développement, beaucoup d’efforts en termes de programmes et de réalisations ont été faits.

 Dans le contexte congolais, parler de la priorité infrastructurelle c’est ausculter ces plans et programmes afin d’en tirer la substance nécessaire. Les priorités d’aujourd’hui ne peuvent pas s’établir sans tenir compte des réalisations récentes du Document stratégique de réduction de la pauvreté et du programme de Municipalisation accélérée qui ont doté le pays d’un stock d’infrastructures routières, aéroportuaires, sportives, télécommunicationnelles, énergétiques, administratives, utiles à son développement.

Cependant, il faut une nouvelle impulsion pour prétendre avancer encore plus vers le développement. C’est le bienfondé du Plan national de développement 2018-2022 qui consacre sa deuxième partie au secteur d’accompagnement dominé par les infrastructures dans leur diversité.

Des efforts ont été faits. Certains pays voisins ont été connectés au Congo, d’autres sont en cours de l’être, d’autres projets encore, sont en attente de financement.

Notre pays prend une part rationnelle dans les projets intégrateurs de réseaux électriques, des infrastructures de transport, des échanges commerciaux dans la diversification économique et du capital humain.

12 projets d’envergure de la communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC) et de la communauté économique et monétaire d’Afrique centrale (CEMAC) ont été retenus dans cette dynamique avec l’appui de la Banque africaine de développement (BAD). Il s’agit du projet de construction du Pont route-rail entre Brazzaville et Kinshasa ; du barrage hydroélectrique de Chollet à la frontière avec le Cameroun ; du corridor 13 reliant Ouesso (Congo) à Mbaikoro (Tchad) en passant par Bangui (RCA) ; des projets de navigation sur le Fleuve Congo et ses affluents l’Oubangui et la Sangha sur plus de 12.000 km ; du projet de route Dolisie Ndéndé reliant l’Ouest du Congo à l’Ouest du Gabon ; du projet régional de fibre optique ainsi que du le projet de construction du Chemin de fer Afrique Australe – Afrique centrale reliant Mombasa-Nairobi –Kisangani-Bangui – Brazzaville – Pointe Noire.

Ces questions seront évoquées lors de la table ronde des partenaires techniques et financiers des projets d’intégration qui se tiendra certainement l’année prochaine, si les conditions sanitaires nous le permettent.

Tous les participants à ces échanges se sont accordés sur un point, celui de mieux structurer les projets, de sécuriser les investissements et de renforcer les capacités des Etats africains dans la prise de décisions et dans la sélection des projets.

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